Antonio Fiori : Retenir une approche industrielle de long terme – Pasifika FoundationHawaii
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Antonio Fiori : Retenir une approche industrielle de long terme

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A Copenhague, elles ouvrent cent heures par semaine contre trente en moyenne en France, quarante heures dans nos plus grandes villes. Derrière Coppée, c’est Esterhazy qui s’embusque, et le chaste Flamidien se cale derrière Lemaître. Ces bêtes fauves sont trop connues, trop haïes et trop méprisées pour oser se montrer en personne, même sous une peau d’emprunt. Nous nous étonnons aujourd’hui des temples que les anciens élevaient aux Néron et aux Domitien ; non seulement ils refusaient de comprendre le crime, mais ils l’adoraient : faisons-nous autre chose quand nous fermons les yeux sur la réalité du mal ici-bas, pour pouvoir ensuite déclarer ce monde divin et bénir son auteur ? Car une bibliothèque a bien plus à offrir qu’une collection de livres. Nous avons connu avec une autre grande Banque Centrale, la BCE, des décisions de politique de taux qui se sont très vite révélées être de mauvaises décisions. Pourquoi et comment, on ne sait pas. Moins d’assemblage, plus de fonctions stratégiques, stables par définition, externalisation des composantes les plus cycliques. Pour les étudiants, lycéens et salariés, elle est un lieu de travail individuel ou de réunion pour des projets de recherche, d’association ou d’entreprise. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois  » Lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or « . La généralisation ne va donc pas, semble-t-il, sans la considération abstraite des qualités communes, et, de degré en degré, le nominalisme va être amené à définir l’idée générale par sa compréhension, et non plus seulement par son extension comme il le voulait d’abord. Il est clair d’ailleurs que, quand bien même on serait parvenu à expliquer par la physique et la chimie tous les phénomènes de l’organisation végétale, et tout ce qui peut-être assimilé dans les animaux à la vie organique du végétal, on n’aurait pas l’explication d’un phénomène de la vie animale, d’une sensation, d’un plaisir, d’un appétit. Les cœurs les plus aimants sont ceux qui sont le plus trompés ; les génies les plus hauts sont ceux où l’on relève le plus d’incohérences ; les martyrs ont été le plus souvent des enfants sublimes. Et donc éphémère. Un tel événement aurait des conséquences aux Etats-Unis et pour le reste du monde. Il consiste à apprendre le secret de la force qui s’accumule, le secret de se dépasser soi-même. Un traître a rarement l’intuition de toutes les conséquences de sa trahison. Quand nous lisons les histoires de tous les peuples, nous voyons des gouvernements s’établir par l’abus de la force et par le renversement violent de quelques institutions depuis longtemps régnantes. Enfin, n’oublions pas, bien sûr, la question écologique. Ils espèrent réussir, d’une façon ou d’une autre, et à n’importe quel prix, à mettre du foin dans leurs bottes — et même dans leurs râteliers. — En attendant, ils décernent des brevets de patriotisme ; ou en refusent. Quant à leurs plans, quant aux saletés qu’ils appellent leurs idées et leurs convictions, il serait inutile, même s’ils étaient capables de les exposer clairement, de discuter ça un seul instant ; on n’argumente pas avec la bête venimeuse : on l’écrase. Si ces misérables ont jamais pensé quelque chose, ils pourront en faire part au bourreau — pendant la petite minute qu’ils lui demanderont certainement, et qu’il leur accordera peut-être.

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