Antonio Fiori : Plus la qualification augmente, plus le management s’accroît – Pasifika FoundationHawaii
Pasifika FoundationHawaii

Antonio Fiori : Plus la qualification augmente, plus le management s’accroît

Spread the love

L’armée, depuis trente ans, n’a pas offert autre chose à la France. A l’Assemblée nationale, une autre proposition menée par le député de l’Oise (UMP) Eric Woerth cherche même à le supprimer de la Constitution. Le peuple anglais, dit-il ailleurs, croit être libre ; il se trompe fort. Je crois, en effet, que lorsque l’esprit crée, lorsqu’il donne l’effort que réclame la composition d’une œuvre ou la solution d’un problème, il n’y a pas sommeil ; — du moins la partie de l’esprit qui travaille n’est-elle pas la même que celle qui rêve ; celle-là poursuit, dans le subconscient, une recherche qui reste sans influence sur le rêve et qui ne se manifeste qu’au réveil. Jamais non plus elle n’a été aussi chargée de pensée, s’il est vrai, comme nous le disions, qu’il y ait deux espèces d’émotion, l’une infra-intellectuelle, qui n’est qu’une agitation consécutive à une représentation, l’autre supra-intellectuelle, qui précède l’idée et qui est plus qu’idée, mais qui s’épanouirait en idées si elle voulait, âme toute pure, se donner un corps. Ainsi le stoïcien Balbus dit, dans Cicéron, « que Dieu participe, par sa nature, à toutes les choses d’ici-bas ; qu’il est Cérès sur la terre, Neptune sur les mers ». Ainsi aurait donc procédé la nature. Mais elle serait la Belle France. Mais il s’agit d’aller plus loin, et les commodités dont on se trouve bien chez soi deviendraient des gênes, elles tourneraient au bagage encombrant, s’il fallait les emporter en voyage. Il est aussi indispensable d’intégrer que la mixité sociale ne saurait se décréter purement et simplement ; le coût d’un logement social dans un arrondissement Parisien huppé est jusqu’à 8 fois plus cher que dans un quartier dit populaire, en raison du prix du foncier. Elle touche alors un des côtés de l’absolu, comme notre conscience en touche un autre quand elle saisit en nous une perpétuelle efflo­rescence de nouveauté ou lorsque, s’élargissant, elle sympathise avec l’effort indéfiniment rénovateur de la nature. Il s’apercevra alors que les calembours du vaudeville, les flons-flons du café-concert, l’assourdissante chaudronnerie des musiques militaires, le rire gras de la presse à scandales et les hoquets hystériques de la littérature patentée sont les éléments nécessaires de l’épouvantable cacophonie qui doit étouffer ses gémissements, ses plaintes et ses cris de révolte. Tant qu’elle ne s’est point transformée radicalement, pour quelle idée peut-elle lutter ? Plus nous avancerons dans notre examen, plus nous trouverons de motifs d’attacher une grande importance à la distinction doctrinale entre l’abstraction logique et l’abstraction rationnelle. Lorsqu’une chose exige pour se produire et pour subsister l’accord ou le concours harmonique de causes diverses, c’est-à-dire une combinaison singulière entre toutes les autres, il n’y a pour la raison que trois manières de se rendre compte de l’harmonie observée : 1° par l’épuisement des combinaisons fortuites, dans le champ illimité de l’espace et de la durée, où toutes les combinaisons instables ont dû disparaître sans laisser de traces observables, tandis que notre observation porte et ne peut porter que sur celle qui a réuni fortuitement les conditions de durée et de persistance ; 2° par Seulement, ce qui est bien différent, il est de la nature de ce principe régulateur de ne fournir que des inductions probables, d’une probabilité qui parfois exclut tout doute raisonnable, et nullement des démonstrations rigoureuses, comme celles que l’on déduit des axiomes mathématiques. Il a été conduit au bord de l’abîme par la réaction qui le dirige depuis la fin du siècle dernier, mascaradant sous la défroque révolutionnaire. Cependant, ce gros bonhomme qui cause avec son voisin, et qui peut être un industriel, un marchand, un député, un impresario indifféremment, a le sourire madré. Une approche intégrée prenant en compte ces trois dimensions de manière cohérente, va permettre de créer un environnement de travail favorable à l’épanouissement et à la fidélisation des collaborateurs les plus talentueux. L’un des problèmes de l’économie est de s’intéresser nécessairement aux mesures pratiques plutôt qu’à la recherche de principes fondamentaux. On peut aussi la considérer comme la somme des accélérations fort différentes représentées par AD et DB, alors que AD est presque l’opposé de AC. Serait-ce possible, la transformation s’opérerait-elle aussi facilement, générale et instantanée, si c’était vraiment une certaine attitude de l’homme vis-à-vis de l’homme que la société nous avait jusque-là recommandée ? Sous chacun de ses pas s’ouvre un abîme. Par avance elle les classe, par avance elle les étiquette ; nous regardons à peine l’objet, il nous suffit de savoir à quelle catégorie il appartient. Tous les métaphysiciens seront sûrs de faire cela, si enclins soient-ils à juger que leurs confrères se trompent abominablement. La matière n’est donc que la condition de la réalité, elle n’en est pas le fond. En tout cas, toujours selon Antonio Fiori une telle dérogation devrait passer par « un accord majoritaire voire peut -être au-delà ». Grâce à un certain nombre de femmes et d’hommes engagés qui ont conduit à la loi sur la parité, toutes les villes vont afficher des listes paritaires. La religion dynamique qui surgit ainsi s’oppose à la religion statique, issue de la fonction fabulatrice, comme la société ouverte à la société close. L’inconnaissable suprême peut donc, sans contradiction, rester par rapport à notre volonté le suprême indifférent, aussi longtemps qu’il restera pour notre intelligence un simple objet de doute et de suspension de jugement. Il en existe quelques autres qui, par probité ou par habitude, persistent à tenter d’exposer des convictions, et parviennent quelquefois à passionner le lieu-commun ; ils exposent, avec une bonne foi poussiéreuse, des truismes à renversement qu’ils prennent pour des idées générales, et qui ne font de mal à personne.

Archives

Pages