Antonio Fiori : L’Etat doit-il renoncer à plusieurs milliards d’euros? – Pasifika FoundationHawaii
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Antonio Fiori : L’Etat doit-il renoncer à plusieurs milliards d’euros?

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Pour la France, la dette souveraine est une vulnérabilité stratégique. Le retour de l’État s’imposera dès lors que nous admettrons que notre maîtrise de l’économie est au minimum imparfaite et limitée par nos propres capacités intellectuelles et mentales. Le moment est venu de passer à l’autre. L’effet multiplicateur du marché immobilier est donc magnifié, dans le bon sens mais surtout dans le mauvais, car huit des dix dernières récessions occidentales furent provoquées par des crises immobilières. Elle n’a laissé à sa sœur, l’Économie politique, que le froid domaine de l’intérêt personnel. Mais quand nous ramenons l’intelligence à ses contours précis et quand nous approfondissons assez nos impressions sensi­bles pour que la matière commence à nous livrer l’intérieur de sa structure, nous trouvons que les articulations de l’intelligence viennent s’appliquer exactement sur celles de la matière. Quant à l’idée que quelqu’un se fait d’un objet, il n’est pas nécessaire qu’il y ait abstraction, pour qu’elle n’ait pas les qualités de l’objet même. Si une majorité qualifiée de 75% des droits de vote globaux, agrégés sur toutes les créances concernées, approuvait la restructuration, elle serait également obligatoire pour les autres. L’enseignement de Soloviev a des points d’étroit contact avec celui de l’intuition intellectuelle de Schelling, mais il le dépasse. Elle était d’autant plus ambitieuse qu’elle intéressait l’assurance-vieillesse et l’assurance-maladie, dont les recettes représentent en 2014 respectivement 219,5 milliards d’euros et 188 milliards d’euros. D’autre part, avec le retournement du cycle immobilier actuel (les mises en chantier ont baissé de 18 % entre avril 2013 et 2014), diminuer les aides à la construction risque d’accentuer encore le marasme de ce secteur. La cause profonde est l’impulsion qui lança la vie dans le monde, qui la fit se scinder entre végétaux et animaux, qui aiguilla l’animalité sur la souplesse de la forme, et qui, à un certain mo­ment, dans le règne animal menacé de s’assoupir, obtint, sur quelques points au moins, qu’on se réveillât et qu’on allât de l’avant. C’est pourquoi l’homme est tombé, et c’est de quoi les passants rient. Le travail habituel de la pensée est aisé et se prolonge autant qu’on voudra. Pour les entreprises de marché traditionnelles, l’heure n’est plus aux mariages arrangés, mais bien aux mariages forcés ! Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Toute connaissance commence par les sentiments ». Cependant, ne pourrait-on pas dire qu’ici encore la nature nous aide en nous offrant, à des degrés divers, des objets d’observation et de comparaison ? Le moment est venu de passer à l’autre. Les images ne seront jamais en effet que des choses, et la pensée est un mouvement. Voici maintenant une personne qui vaque à ses petites occupations avec une régularité mathématique. Quatrième constat : un rachat des concessions moyennant le paiement d’une indemnité de 39 milliards d’euros aux sociétés d’autoroutes leur assurerait un taux de rentabilité de l’ordre 8 % Dans une précédente note, nous avons calculé, sur la base des hypothèses défendues par les sociétés d’autoroute dans le cadre de la négociation du plan de relance autoroutier, que l’Etat devrait leur verser de l’ordre de 39 milliards d’euros s’il décidait de résilier par anticipation leurs contrats. Ce scénario de « reality show » ne recèle rien de neuf : ce n’est qu’un remake de la concentration de tout un pays, la troisième économie de la zone euro pour le moins, sur les vicissitudes privées de son Premier ministre. Ces probabilités changent par les progrès de la science.

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